Ecole, lieu de réappropriation linguistique
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Langues vivantes

Ecole, lieu de réappropriation linguistique

Par MARC ROLLIN

QUELS ENJEUX DU BILINGUISME EN LANGUE VIVANTE RÉGIONALE DÈS LA MATERNELLE ?

C’est un tremplin pour apprendre d’autres langues, répondant aux objectifs de plurilinguisme de la France et de l’UE, et un patrimoine vivant protégé par l’article 75-1 de la Constitution. Comme la transmission familiale s’est souvent interrompue, l’école est aujourd’hui un lieu de réappropriation linguistique, culturelle et/ou identitaire. De plus, le bilinguisme précoce peut développer certaines compétences cognitives et favoriser les résultats en français et en mathématiques. Mais la précocité seule ne suffit pas, la durée d’exposition est aussi indispensable.

POURQUOI LES RÉALITÉS LOCALES FAÇONNENT-ELLES AUTANT SON ENSEIGNEMENT ?

Le statut de chaque langue varie. Certaines représentations sociales, telles que “langue ancienne considérée comme inutile” sont un frein. Toutes ont un intérêt culturel et peuvent aussi présenter un intérêt économique, notamment dans les régions transfrontalières. Mais sans cadre national clair, l’ouverture de filières bilingues repose largement sur le volontarisme des acteurs locaux, créant de fortes disparités. Or, l’école joue un rôle majeur dans la transmission de ces langues.