DE QUOI A BESOIN LE SERVICE PUBLIC POUR PRÉVENIR LA MORTALITÉ INFANTILE ?
Il faut d’abord une politique de santé périnatale globale et structurée. Depuis la suppression de la Commission nationale de la naissance, des indicateurs fiables manquent pour avoir des orientations claires. La priorité est de s’attaquer aux inégalités sociales et territoriales, dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Cela implique de revoir les décrets encadrant les effectifs en maternité, inchangés depuis 1998, alors que les profils de patientes et les facteurs de risque ont fortement évolué.
QUELS LEVIERS ACTIONNER EN PRIORITÉ ?
Le premier levier est humain. Certaines maternités ferment par manque de personnels en laissant des femmes sans solution de proximité. Il faut recruter assez de personnels formés en créant l’attractivité des métiers : médecins obstétriciens, sage-femmes, puéricultrices, aides soignantes. Il est aussi urgent de réabonder la Protection maternelle et infantile – PMI – car elle est centrale dans la prévention de proximité. Enfin, l’accompagnement doit débuter très tôt, dès l’éducation à la vie affective et la prise en charge des violences intrafamiliales. Agir pour la santé des femmes, c’est investir dans toute la société.



